[Poitiers & Alentours] Soirées réunions publiques / projections, sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Posted: janvier 16th, 2013 | Author: | Filed under: Actualité, Alentours, écologie, anti-nucléaire, agriculture, ressources naturelles, Poitiers, Urbanisme/aménagements du territoire | No Comments »

[LA BUSSIÈRE] Jeudi 24 janvier, 18h @ Pub le « Why not »

why not

[POITIERS] Vendredi 18, 19h @ Salle Timbaud (Maison du peuple)

Non à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

Vinquons Vinci et son capitalisme !

Notre lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dépasse le simple soutien à une lutte extérieure que nous trouverions juste. C’est aussi NOTRE lutte…

Quand nous disons que nous rejetons « l’aéroport ET son monde », ce n’est pas juste une formule convenue. Des projets comme celui de Notre-Dame-des-Landes, nous en avons tout autour de nous, qui articulent les intérêts de grandes entreprises avec l’esprit mégalo de politiques haut placés – ainsi, dans notre région, la ligne à grande vitesse (LGV) entre Poitiers et Limoges et celle, déjà en chantier, entre Tours et Bordeaux pour obtenir un gain de temps dérisoire. Notre lutte s’inscrit contre un énième partenariat public-privé (PPP) entre l’Etat et le groupe Vinci – leader mondial du BTP impliqué dans de nombreux autres projets –, dans lequel des centaines de millions d’euros d’argent public sont investis dans un projet inutile.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement un aéroport, c’est le monde qui va avec et qui a un nom, le capitalisme, qu’il soit géré par la droite ou par la gauche : une forme d’organisation sociale basée sur la domination et l’exploitation du travail et sur la dépossession par la force armée, avec comme conséquences la misère aux quatre coins de la planète et le saccage des ressources dites naturelles. C’est une lutte contre la planification territoriale qui redessine les paysages et les territoires pour le seul confort des classes les plus aisées, concentrées dans les grandes métropoles où les plus pauvres sont rejetés dans des quartiers ghettos surveillés et encadrés. Ces métropoles sont en effet reliées entre elles par les LGV, autoroutes et autres aéroports, autant d’infrastructures permettant de traverser le plus vite possible des territoires consacrés à l’agriculture industrielle – qui condamne chaque jour des petites et moyennes exploitations à disparaître – et à des zones récréatives et touristiques. Des territoires entretenus par une population rurale reléguée au rang de « jardinier de la nature » dans un espace de plus en plus privé de services publics et de revenus décents. Une métropolisation qui confisque et détruit les terres agricoles de moins en moins nombreuses, entraînant misère et saccage de l’environnement.

La lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes rassemble tous ces enjeux et converge vers toutes les autres luttes anticapitalistes.

C’est une lutte collective qui nous concerne tous et toutes, en ce qu’elle réunit des personnes aux horizons et sensibilités variés en faisant naître rencontres et solidarités.

C’est pourquoi nous vous invitons à venir en discuter vendredi 18 janvier à 19 heures salle Timbaud (rue Saint-Paul à Poitiers). Un film retraçant la lutte de Notre-Dame-des-Landes sera projeté en introduction à la discussion.

Comité poitevin contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes


Availles s’envoie en l’air

Posted: décembre 28th, 2012 | Author: | Filed under: Alentours, élites, patrons & gouvernants, Environnement et écologie, Urbanisme/aménagements du territoire | No Comments »
La Vienne n’est pas la Loire-Atlantique, nous n’avons pas Ayrault, nous avons Bertaud, nous n’aurons pas Notre-Dame-des-Landes, mais on nous promet un village aéronautique à Availles-Limouzine avec une nouvelle piste de décollage (et d’atterrissage !). Ça ne rivalise pas avec l’ampleur du projet de NDDL (cf. #NDDL p.12), mais pourquoi la résistance, elle, ne s’en inspirerait-elle pas ?
 

C’est quoi un village aéronautique? C’est un concept. C’est à la mode, les concepts. C’est un concept qui vient des Etats-Unis. Tous les habitants du village ont un avion, toutes les maisons ont un garage à avion, tous les garages sont reliés par des minipistes à une piste principale permettant l’envol. Avantages : un gain énorme de temps pour ces gens pressés et passionnés de vol et, surtout, vous ne risquez pas d’avoir pour voisin un quelconque minable ne possédant qu’une voiture ! Il en existe des centaines aux États-Unis et une petite dizaine en France, dont bientôt un à … Availles-Limouzine. Il y a déjà là une petite piste de 600 mètres en herbe qui va être agrandie à 1100 m, et le projet prévoit d’en construire une autre, bétonnée cette fois, de 1000 m également. Ajoutez à cela que chaque parcelle bâtie aura un demi-hectare de surface et qu’il y en aura 42, et vous comprendrez quelle jolie étendue sera encore bétonnée et offerte à un promoteur. La communauté de communes a déboursé 20 000 euros par hectare pour acheter des terrains supplémentaires à d’heureux propriétaires qui ont « accepté » de vendre, comme ils disent.

Le promoteur, c’est « Green (évidemment !) Airpark » [1], dont le président, Marc Pollin, a réussi à se mettre les élus dans la poche : le président du conseil général Claude Bertaud, son vice-président Roland Debiais, le président de la communauté de communes du Montmorillonnais Yves Boulou, le maire de la commune Joël Faugeroux, et… bien sûr, le représentant de l’Etat, le préfet de région. Tous ces grands humanistes frétillent comme des gardons ! Pensez ! Les investissements prévus seront intégralement financés par des fonds privés! (c’est le même argument qu’avance Ayrault pour Notre-Dame-des-Landes). Debiais n’y va pas par quatre chemins : « C’est un excellent moyen de faire venir de nouvelles familles » ! Des nouvelles familles possédant un avion, s’entend ! Pas n’importe quel « RSAiste » ou pouilleux venu de la ville pour vivre moins mal.

Un choix de société, en somme !

Le maire d’Availles se frotte les pognes en pensant aux recettes fiscales… « Ce sont des clients qui ont les moyens de dépenser », s’esbaudit Joël Faugeroux (socialiste), estimant à 100 000 euros par an la recette fiscale attendue. C’est évidemment mieux que de prévoir des logements sociaux pour des smicards! (Les heureux propriétaires devront s’acquitter de 1200 euros de charges par an pour la copropriété, l’entretien des pistes, de la station-service, etc. Ça sera certainement davantage, mais, rassurez-vous, ils en ont les moyens.) Pour l’instant, pourtant, ça ne décolle guère ! Quatre acheteurs seulement sur les 42 lots.

Curieusement, personne ou presque ne parle d’emplois créés. Mais ça va venir. Un pompiste pour remplir les zincs, des ex-ouvrières d’Aubade pour faire le ménage chez ces braves gens, et certainement quelques postes de gardiennage-vigiles. Mais aussi, soyons-en certains, tout un dispositif de protection. Rendez-vous compte, une zone protégée réservée aux riches et arrachée aux pauvres, ça peut donner des idées malveillantes comme on en voit, hélas, trop un peu partout ! Désherbants et inscriptions sur la piste d’atterrissage, fusées éclairantes en pleine nuit, manifestations diverses d’hostilité, les exemples ne manquent pas, ici et là, d’actes qui ne sont que la manifestation d’une jalousie de frustrés vis-à-vis de ceux qui réussissent… mais que nous ne verrions pas, quant à nous, d’un mauvais oeil !

Plus il y a de pauvres plus il y a de riches, selon le principe bien connu des vases communicants. C’est en surfant sur ce principe que nos édiles peuvent maintenant se réjouir de tels projets. Après que la région s’est vidée peu à peu de ses petits agriculteurs, que les boîtes ont fermé une à une et que le taux de chômage a grimpé régulièrement, il y a toujours la possibilité de faire venir les riches sous forme de touristes les plus huppés ou de transformer la région en grande aire de loisirs. Exploités pendant des années, les ouvriers et ouvrières des petites entreprises du Sud-Vienne ne rapportaient plus assez. Il était temps de changer le fusil d’épaule en investissant dans le tourisme… mais pas n’importe lequel, à échelle humaine et écologique, bien entendu : « J’apprécie le côté traditionnel de la campagne et l’aspect moderne et écologique des maisons qui seront construites, explique un pinardier londonien. Quand je viens en France, je prends un avion, et maintenant je pourrai amener ma famille ici. » C’est beau, non ? En gros, transformer le département en un grand terrain de jeu pour riches et de loisirs pour classes moyennes urbaines.

C’est dans cet esprit que se prépare un autre projet à l’horizon 2015, près de Loudun, un projet raffarinesque soutenu par Ségolène Royal. Selon le conseil général de la Vienne, Center Parcs sera le deuxième poumon économique de la Vienne (le premier étant bien entendu le Futuroscope). Pas moins de 800 cottages et de 20 maisons dans les arbres, sur 264 hectares. Un projet offert sur un plateau au groupe leader en Europe « Pierre et Vacances », ce promoteur d’un tourisme bobo et haut de gamme qui se contentera de payer un loyer, tandis que la société d’économie mixte créée par le département s’endettera à hauteur de 68 millions d’euros sur vingt ans et que la Région se délestera de 13 millions. Evidemment, l’objectif avancé est l’emploi… Il est prévu le chiffre de 1 000 emplois pendant la période des travaux et de 600 en période d’exploitation (dont 80% de CDI). C’est à qui, parmi les élus et les décideurs, en rajoutera dans une euphorie démagogique. Or, nous savons bien qu’il n’en sera rien et que, lorsque le résultat sera palpable, on aura oublié les promesses et on constatera que la réalisation a coûté, comme d’habitude, plus cher que prévu. Mais, de toutes les façons, quels emplois ? Maintenance, ménage, restauration, accueil, autrement dit des emplois non seulement mal payés mais qui transforment les locaux en « domestiques » pour classes moyennes et supérieures. C’est sans doute ce que les socialistes appellent prendre dans la poche des riches pour donner aux pauvres !

Après la Planète aux crocodiles, l’Ile aux serpents et la Vallée des singes, il serait de bon goût, et certainement lucratif, de construire un « Rural Parc » (ou Bouseux Parc) où l’on reconstituerait la belle vie d’antan avec de réels autochtones sans emploi et ravis de ce revival à destination d’urbains métropolisés, exploités et bien sûr stressés, et à qui il serait nécessaire d’offrir de petite plages de décompression.

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[1] Quelle est cette société ? Une SAS au capital de 12 000 euros, créée en avril 2011, classée comme « activité des économistes de la construction », ne comportant pas de salarié, et dont le siège est à Availles sur l’aérodrome. C’est une société qui ne publie pas ses bilans. Son président Marc-Daniel Pollin est gérant également d’une autre société, Aeroprogress (qui siège aussi à Availles), créée en juin 2011 et dont l’objet social est l’achat et la vente de matériels aéronautique, avions, hélicoptères, pièces de rechange, et de l’entretien et la formation pour l’utilisation des matériels vendus.


À toute vitesse ! Sur le projet LGV Poitiers-Limoges et son monde

Posted: décembre 19th, 2012 | Author: | Filed under: Alentours, Environnement et écologie, Poitiers, Transports, Urbanisme/aménagements du territoire | No Comments »

Attention LGV!

Septembre 2012, les habitants du Poitou-Charentes et du Limousin apprennent que l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique du tracé de la LGV (ligne à grande vitesse) Poitiers-Limoges est repoussée au printemps 2013. Une annonce qui vient après celle du Ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, en juillet dernier, à propos des conclusions de la Cour des comptes qui envisagent la révision, voire l’abandon de grands chantiers tels que sont les LGV car trop onéreux pour l’État [1].

Cette décision paraît être une victoire pour les différents collectifs opposés au tracé prévu alors que pour les fervents défenseurs, au contraire, c’est plutôt un gain de temps suffisant pour encore convaincre du monde de la nécessité d’un tel projet.

En effet, c’est un projet issu d’une volonté politique datant d’une dizaine d’années. Bien évidemment une politique d’aménagement du territoire telle que la traversée d’un train à grande vitesse n’est pas détachée d’enjeux socio-économiques et environnementaux liés au pouvoir et à son idéologie, en l’occurrence le capitalisme. Pouvoir qui depuis quelques années s’obstine à un maillage toujours plus serré du territoire et de ses populations et dont la conception de l’espace urbain est actuellement marquée par le processus de la métropolisation. C’est à dire le fait d’agencer une ville et ses alentours de manière à polariser l’attractivité des structures et des ressources humaines, économiques, techniques, sociales et culturelles. Ce qui entraîne un aplanissement des territoires en réduisant encore plus la dichotomie – déjà largement entamée – entre ville et campagne, par une réorganisation des flux avec de nouveaux moyens de transports collectifs (exemple des BHNS, Bus à Haut Niveau de Service, dans l’agglomération poitevine).

Ainsi, la mobilité, la vitesse et l’immédiateté sont les nouvelles donnes privilégiées de notre époque : un « ordre des choses » qui en plus de maintenir des inégalités de classe, de causer des désastres écologiques, permet une accélération de la circulation (toujours plus rapide) du Capital, et des flux de marchandises, entraînant des altérations de notre rapport à l’espace, au temps et une perpétuation de l’aliénation [2].

Une volonté politique au niveau européen

En 2003, Jean-Pierre Raffarin alors premier ministre parle déjà de ce projet. À vrai dire, c’est le parlementaire Bernard Joly, membre du groupe RDSE (rassemblement démocratique et social européen) et de la Commission des affaires économiques du Sénat, le rédacteur du rapport intitulé «Interconnexions des LGV européennes-Rapport à Monsieur le premier Ministre sur les projets des lignes à grande vitesse en Europe, les enjeux d’interopérabilité et les conséquences de l’ouverture à la concurrence-» [3].

Les mauvaises langues disent que c’est pour faire plaisir à la conseillère générale de Sarran qui n’est autre que Bernadette Chirac, épouse du président de l’époque pour désenclaver son Château de Bity et l’amener directement au Palais de l’Élysée.

Vu le titre de ce rapport l’on peut constater que c’est effectivement un projet d’envergure éminemment transnational, européen que les technocrates veulent imposer. Il s’agit de mettre en place un véritable réseau d’interconnexions et de flux entre les métropoles intermodales du continent. Le but est le parachèvement de l’uniformisation du réseau des transports européens à grande vitesse en établissant un corridor ferroviaire paneuropéen qui relierait la capitale du Portugal, Lisbonne à celle d’Ukraine, Kiev.

C’est en 2009 que la machine se met véritablement en branle, lorsque le projet est déclaré dans le Grenelle de l’environnement [4] (rencontres sous l’égide de Sarkozy entre l’État, collectivités locales, industriels et des bureaucraties d’organisations écologistes) inscrit au SNIT (Schéma National d’infrastructures des Transports), nouvel outil stratégique de planification. Précisons qu’un an auparavant, il y a eu des pressions venant d’élus pour que le projet soit déclaré au Grenelle de l’environnement comme celles de Bernadette Chirac et de Marie-Françoise Pérol-Dumont députée socialiste et présidente du conseil général de Haute-Vienne [5].

En réaction à cette décision, sont nés les collectifs contre la LGV dans la Vienne et en Haute-Vienne. D’autant plus que nombre d’habitants de la région Poitou-Charentes avaient assisté de manière impuissante à la déclaration d’utilité publique de la LGV entre Tours et Bordeaux. Le tracé Tours-Bordeaux qui longe des villages et les villes à proximité de Poitiers fait partie du gigantesque projet de construction de la LGV SEA (Sud-Europe-Atlantique). Nous n’omettons pas le fait que ce projet est détenu par le groupe LISEA composé de Vinci – bétonneur invétéré – de la Caisse des dépôts et du groupe AXA. Tout ça pour la modique somme de 1,7 milliards d’euros [6].

Propagande et chantage

À partir de là une propagande tambour battant s’enclencha, étant donné que le projet a de nombreux appuis tant au niveau local que national. Et pour cause, ce sont surtout des élus qui ont voté pour le projet et pas des moindres car à l’époque, François Hollande qui n’était pas encore Président de la République mais député-maire de Tulle (Corrèze) est pour le projet. Ainsi que le député-maire de Poitiers Alain Claeys, le maire de Limoges Alain Rodet ou encore le Président de la Région Limousin, Jean-Paul Denanot (joueur d’accordéon à Tulle un soir de victoire électorale) [7].

En plus de l’appui d’élus notables dans les deux régions, Jean Marc Pouzols, chef de mission pour la LGV Poitiers-Limoges à RFF (Réseau ferré de France) a commandé une enquête à l’institut de sondage Ifop (Institut français d’opinion publique) annonçant que 80% des personnes interrogées sont pour le projet même si 71% le jugeaient inutile !

Après, ce fut le chantage économique à l’emploi (et donc au chômage !) comme ce fut le cas pour le tracé entre Tours et Bordeaux dont le consortium consacré à la construction s’est établi à Poitiers pour le bonheur d’Alain Claeys. Ce chantage est réutilisé à chaque fois que des politiques de grands chantiers sont mis en place à l’image de l’aéroport à Notre-Dame des Landes à coté de Nantes, ou du TAV entre Lyon et Turin). Il est accompagné de discours ronflants sur la modernisation de la logistique, des infrastructures et de la rénovation technologique, du développement économique et du progrès humain mais surtout de la nécessité de désenclaver des régions présentées comme perdues sur une carte de France telles que le Limousin et le Poitou-Charentes.

En outre, il n’en fallait pas tant à certains médias pour relayer l’idée que la question de la LGV est déjà pliée, qu’il n’y aura pas de marche arrière, l’a déclaré Alain Rodet à une presse publicitaire pictavienne [8]. Guerre de territoire et/ou guerre psychologique menée contre des opposants dont on voit les tags et inscriptions sur les bords en Sud-Vienne (N147) et les rassemblements, mais qui peinent encore à avoir une assise très populaire dans la ville de Poitiers.

Multiples oppositions, enjeux multiples

Parmi l’opposition au projet, il existe une pluralité de positions et de réflexions. Bien entendu nous soutenons celles et ceux qui s’opposent farouchement au projet et au monde qui l’accompagne. Ceci dit, nous n’occultons pas le fait qu’il y des intérêts divergents au sein des collectifs opposés au projet.

Il y a ceux qui ne sont pas contre le principe d’une construction de la LGV mais s’oppose au tracé choisi car il traverse leur commune chérie. Ceux qui y sont opposés pour des raisons financières : c’est le cas de la Présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal puisque ce sont les collectivités territoriales qui doivent mettre la main à la pâte en ce qui concerne le financement du projet. Cependant si l’État décidait de financer le projet, alors la Présidente serait prête à revoir la question, même si elle reste dubitative quant aux retombées économiques du projet.

De la recomposition d’un paysage rural…

L’argument du financement est un point important pour les élus et pour les administrés que nous sommes : on l’a bien vu lors des élections régionales en 2010 dans le Limousin, la question de la LGV et de son financement ne furent pas un point de détail puisqu’elle provoqua, entre autres raisons, une division de la coalition de gauche conduite par Jean-Paul Denanot en 2004.

En effet, l’ex déchu de l’Élysée qui n’est autre que Nicolas Sarkozy voyant les caisses de l’État un peu vides, a décidé que le financement des LGV serait l’apanage des collectivités locales par le biais des impôts et donc de nos portefeuilles. Soulignons que cette décision fut entérinée par un vote d’élus de droite comme de gauche pour que cette construction se fasse dans le cadre d’un partenariat Public-Privé comme pour la construction du Centre Pénitentiaire Poitiers-Vivonne.

Toutefois, il existe une opposition plus vive et plus critique qui n’exclut pas l’argument économique à travers la question du financement, mais en apporte d’autres. Elle a déjà appelé plusieurs fois à des rassemblements, des manifestations devant des mairies et des préfectures, des envahissements de conseils municipaux afin d’habiter un espace où puisse résonner sa colère et son aspiration.

Elle est incarnée par des associations locales ou nationales écologistes (Amis de la Terre..), citoyennes (Coordination des Riverains et Impactés), des partis politiques (gauche radicale ou Verts [9]), des membres de syndicats ou de simples individus qui ont occupé l’espace public pour se faire remarquer afin de peser contre le tracé. On peut aussi souligner la position de certains élus, comme ceux du Conseil municipal de Peyrilhac (Hautre-Vienne) qui ont fait recours au Conseil d’Etat afin de faire annuler le tracé prévu actuel.

Opposés au projet, ils proposent pour la plupart une alternative qui serait la rénovation de la ligne déjà existante appelée P.O.L.L.T (Paris-Orléans-La Souterraine-Limoges-Toulouse), ce qui reviendrait à débourser 500 millions d’euros, au lieu des 2 milliards pour gagner selon les estimations entre 15 et 20 min. Ça fait cher la minute !

Cette proposition alternative au tracé étatique est accompagnée d’une certaine forme d’expertise sur la question environnementale en démontrant les nuisances qu’engendreraient les travaux de la LGV sur la biodiversité des lieux et de sites classés Natura 2000 (réseau européen qui identifie les espaces où vivent des espèces végétales, animales ou sauvages fragiles donc menacées de disparition). Pour exemples : à Chaptelat en Haute-Vienne, un écosystème est menacé par une déforestation, à Palais sur Vienne toujours en Haute-Vienne, des nuisances provoquées par un viaduc ou bien à Aslonnes dans la Vienne où c’est un agriculteur qui sera gêné. Bref, de nombreuses situations que les administrateurs du désastre ne veulent évidemment pas entendre [10].

« Metropolis delenda est » [11]

« Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s’aperçoit que les murs d’une métropole gardent les gens à l’étroit ». Jean-Jules Richard, humoriste quebécois.

Les grands travaux concoctés ces dernières années (LGV, implantation de ligne THT entre la Mayenne et le Cotentin, le réacteur EPR de Flamanville, l’exploitation du Gaz de schiste ou encore l’extension de parcs éoliens dans le Tarn, etc) sont une aubaine pour les politiques et les industriels, ils sont les socles des métropoles c’est pourquoi ils nécessitent des travaux longs et harassants qui absorbent une capacité de main d’œuvre importante en période de crise. C’est cette carte que le gouvernement va tenter de jouer : un modèle économique dépassé tel que le keynésianisme, basé sur le vieux mythe des grands travaux rooseveltiens des années 30. C’est ainsi qu’il souhaite faire illusion, du moins jusqu’aux prochaines échéances électorales. Et ce n’est pas le parti bureaucratique Europe Écologie-Les Verts qui va peser sur quoi que ce soit vu leur position sur l’industrie nucléaire. Celle-ci qui par ailleurs se frotte les mains quant à l’éventualité de la construction de ces grands projets pour continuer sa mainmise sur nos existences.

C’est donc avec une volonté et un sens politique à contre-courant, contre l’inertie que s’étaient rassemblées des centaines de personnes à Notre-Dame des Landes pour affirmer une opposition convergente européenne aux « grands projets inutiles » en juillet dernier, en liant les différentes luttes en cours.

La gentrification (phénomène d’embourgeoisement des quartiers à majorité prolétaire) des quartiers ouvriers et/ou populaires des grandes villes de l’hexagone, est aussi liée à celle de la mise en valeur marchande et spectaculaire de villes moyennes et de leurs zones rurales limitrophes, autrement dit une vaste opération de « marketing territorial ». À l’image de la politique de la communauté de l’agglomération poitevine avec sa technopole du Futuroscope, ses Viennopôles et son Cœur d’agglo ! Pour ainsi dire, il n’y a pas de gentrification sans métropolisation. Celle-ci va toujours de pair avec une injonction à un ordre bourgeois, à un mode de vie urbain standardisé par la logique du profit intrinsèque à l’économie capitaliste. Pour qui sont faites les LGV ? C’est souvent ceux qui ont de l’argent – vu le prix d’un billet de train de la SNCF – comme ces cadres dynamiques et mobiles, hommes politiques, bureaucrates ou ingénieurs qui ont de la valeur à revendre.

Eventrer, réaménager le territoire…

En fin de compte, rien de nouveau sous le soleil : la classe possédante, c’est à dire la bourgeoisie pense à ses propres intérêts de classe donc elle « travaille » toujours pour forger le monde à sa propre volonté, sa propre image.

Et ce, de manière duelle, elle intègre et pacifie pour modeler et dominer d’un coté et de l’autre elle exclut, expulse, discrimine.

Donc si réaménager le territoire permet d’éventrer les territoires jusque là non attractifs voire rétifs à la colonisation du Capital et de la marchandise, afin de les quadriller pour rogner sur les solidarités locales et leurs autonomies ; faire fuir et assujettir les populations qui y habitent tout en gagnant de l’argent, c’est parfait.

 

Les petits malheurs de la LGV Tours-Bordeaux

Source : presse locale

Déjà à l’œuvre depuis le début de l’année 2012, le chantier subit quelques ralentissements. Serait-il frappé par la malédiction ou par la sorcellerie picto-charentaise ? En effet, de biens curieux événements viennent troubler le train-train quotidien du chantier :

-Avril 2012 : En Charente, une quinzaine de véhicules endommagés sur un chantier du coté de Roullet Saint-Estèphe, à base de terre, de coupures de câbles et de graissage.

-Août 2012 : Trois véhicules (deux camions et un tractopelle) appartenant au groupe COSEA qui participe à la construction de la LGV ont été entièrement incendiés au niveau du Rond-Point de la Folie à au Nord de Poitiers.

-Septembre 2012 : Découverte d’amphibiens, les tritons de blasius, espèce rare et protégée qui a nécessité un arrêt temporaire du chantier.

-Septembre 2012 : Un matin dans la commune d’Avanton dans la Vienne, en allant au boulot,un travailleur de la société Colas Rail filiale du groupe Bouygues, a été gravement brûlé (et amputé) par l’explosion de sa bagnole causée par une bouteille d’acétylène.

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1. «Le gouvernement pourrait annuler certains projets LGV», Le JDD, le 11/07/12.

2. «Accélération.Une critique sociale du temps» Hartmut Rosa, La Découverte, 2010.

3. Disponible sur le site de La Documentation Française.

4. Lire à ce sujet la brochure « Notes sur l’écologisme d’Etat et le capitalisme vert », du Collectif contre la société nucléaire, disponible sur : www.infokiosques.net

5. Journal Officiel, Question orale/Assemblée Nationale, Séance du 03/06/08.

6. « La LGV reste sur les rails », La Nouvelle Republique, le 04/10/12.

7. Il a interprété « La vie en Rose » d’Édith Piaf, le soir de la victoire de Hollande.

8. «LGV Poitiers-Limoges : le Maire de Limoges est confiant», 7 à Poitiers, le 13/07/12.

9. Au sein des partis tels que EELV ou Parti Communiste, il y a des différences de positions selon les départements.

10. Reportage France 3-Limousin-Midi Pile-du 08/01/11

11. « La métropole est à détruire » vu à la manifestation du 24 mars 2012 à Nantes contre l’aéroport Notre-Dame des Landes.


Chroniques de la guerre sociale

Posted: décembre 11th, 2012 | Author: | Filed under: Alentours, Inclassables, mouvement social, grèves, actions, manifs, Poitiers | No Comments »

Préavis de grève chez Vitalis pour le jour de la rentrée scolaire*

Chez Vitalis, une grève unitaire se profile pour le jour de la rentrée scolaire, un choix stratégique qui semble démontrer un profond malaise. C’est le syndicat « Solidaires transport Vitalis » qui, le premier, a annoncé hier le préavis de grève de 55 minutes prévu pour le mardi 4 septembre, de 7 h 45 à 8 h 40. Reconductible, ce mouvement répond à quatre revendications : le climat social, les conditions de travail dans tous les services (conducteurs, administratifs, atelier), les salaires et les accords pour les plus de 55 ans. Une demande de rendez-vous avec Alain Claeys, président de Vitalis, a par ailleurs été envoyée hier puisque le syndicat souhaite traiter avec les élus la problématique qu’il juge principale à savoir le climat social. « Solidaires transport Vitalis » va même jusqu’à demander « que le contrat du directeur ne soit pas renouvelé ».

Il mord un contrôleur : prison avec sursis*

Le 18 juillet dernier, les contrôleurs de Vitalis sont dans le bus. Ils repèrent Juan, 32 ans, dont le titre de transport est périmé depuis vingt minutes. Le contrôle dans le bus se passe sans encombre jusqu’à ce que le passager se rapproche de la sortie.
Les contrôleurs suspectent un projet de sortie de force à l’arrêt suivant. Ils bloquent les issues de l’autobus. Juan s’énerve  : un contrôleur est mordu sévèrement à l’épaule. Un autre prend deux coups de poing. L’agresseur s’enfuit avant de se faire interpeller quelques minutes plus tard.
Vendredi, devant les juges, le prévenu n’a pas contesté avoir mordu l’un des deux contrôleurs. Les coups de poing étaient, selon lui, des gifles. Le tribunal l’a condamné à quatre mois de prison avec sursis. Il doit régler 400 € de préjudice moral à chaque contrôleur et 1.000 € de préjudice commercial pour Vitalis.

*Tirées telles quelles de la presse quotidienne régionale

En attendant de pendre ton patron, siphonne-le!

Un chauffeur-routier s’est fait gauler par la maréchaussée avec sept bidons de 20 litres, en train de siphonner un camion de 38t qui appartient à la boite de son patron. En GAV (garde-à-vue) il a dit aux flics qu’il a, pendant trois mois, siphonné plus de 4.000 litres…. Sissi !

Quelques chiffres

D’après le greffe du commerce de Poitiers, il y a eu 115 faillites de boites entre janvier et aout 2012 dont 60% en liquidation judiciaire. Ce qui fait toujours moins que l’an passé à la même période où ce furent 216 boites qui ont mis les clés sous la porte…

Epée de Damoclès au Futuroscope

2012, les emplois dans les centres d’appels situés sur le site de la technopole du Futuroscope dans le Nord de la Vienne sont en baisse et pour cause la délocalisation est en cours dans des pays francophones tels que le Maroc ou le Sénégal car le coût du travail y est très bas. Malgré les différentes mobilisations de ces derniers temps, les conditions de travail ne se sont pas améliorées et les salaires sont toujours peu élevés, d’où un turnover important. De plus, nombre de CDD et d’intérims ne sont pas renouvelés, ce qui prévoit une année assez obscure pour le début d’année 2013 où les régions de Rouen, de Caen et de Poitiers vont être durement touchées.

Centres d’appels vs. prolétaires

« On a affaire à la plus grande fraude au code du travail, 1.877 salariés sont concernés. La société SFR a violé ses engagements ». C’est par cette phrase que l’avocat illustre ce qui se joue en ce jour  de juillet 2012 aux prud’hommes de Poitiers. Des ex-salariés du site de Chasseneuil-du-Poitou (Technopole du Futuroscope) ont attaqué leurs boites (SFR et  Aquitel) car elles se sont entendues afin de transférer  ces mêmes salariés à Teleperformance, basée sur Toulouse pour que les salariés evitent de jouir de leurs droits dans le cadre de licenciements économiques et les forcer à des départs volontaires. La justice n’a pas encore tranché, verdict en mars 2013.

Hopital du Blanc : la mobilisation continue

La mobilisation est toujours aussi forte au Blanc (Indre) afin de sauver les services de maternité et de chirurgie. Le comité de défense du centre hospitalier, très soutenu par des élus locaux, est en négociation avec l’ARS (agence régionale de santé) et la ministre de la Santé Marisol Touraine pour établir des réunions de travail pour le maintien de ces services. Affaire à suivre…

Culasse, hélas, prélasse

Avril 2012, les fondeurs du Poitou-Alu à Ingrandes (Vienne) apprenne qu’il ont un nouveau repreneur : Saint-Jean Industries. Ce qui est une bonne nouvelle en matière de maintien de l’emploi et pour la sauvegarde du niveau de salaires (le plan patronal prévoyait une baisse de 25%…). Mais dans le même moment, la masse salariale a baissé, c’est à dire que les effectifs ont baissé (de 600 à 400 environ) : en effet, la boite a favorisé le départ des hauts salaires (dûs à la qualification et à l’ancienneté) et des départs volontaires. La riposte patronale à une grève ouvrière de plus de deux mois : la lutte des classes continue.

Copper Brothers

En octobre dernier, une bande de trois frères passait en procès. Elle est accusée d’avoir récupéré le cuivre sur les poteaux électriques des lignes de chemins de fer des départements des Deux-Sèvres, Haute-Vienne, et de la Vienne. Plus de 240 km de lignes furent dépouillés ce qui revient à peut près à 10t de cuivre. 40.000 euros de bénefs à la revente. La SNCF, qui a porté plainte, demande près de 60.000 euros..

Sournoiserie patronale à Chiré-en-Montreuil (Vienne)

Un débrayage de deux heures a eu lieu à l’usine (650 personnes) de fabrication de volants et d’airbags Autoliv-Isoldeta (groupe suédois) en réaction à la délocalisation de machines, plus précisément de presses à injection métal, vers des pays tiers (Tunisie, Turquie ou bien Roumanie). Les salariés y voient une tentative de dégraisser les effectifs de manière méthodique, comme ce fut le cas pour les intérimaires lors du plan de 2008.

Quand la prison de Vivonne menace de faire couler une PME

À Roullet-Saint-Estèphe, dans le département de la Charente, M. Larcour possède une entreprise (T2M Services) spécialisée dans le conditionnement à façon. Pour que son entreprise tourne bien, il lui faut des « petites mains » d’où une forte féminisation dans ses ateliers. Or, ces travaux manuels peuvent aussi être effectués à moindre coup par les taulards dans la région. Et oui, car manque de pot pour lui, son entreprise est typique dans les standards des travaux d’insertion pour prisonniers, elle est en concurrence avec Gepsa, filiale de Cofely et du Groupe GDF Suez qui s’occupe du taf à la prison de Vivonne. Du coup, il a vu quelques projets et marchés lucratifs lui passer sous le nez : le coût de la main d’œuvre carcérale défiant toute concurrence avec 4,10 euros de l’heure, 45% du smic… Il va continuer de se mordre les doigts, le petit capitaliste…

« Marginaux » en ligne de mire

Cela fait depuis bientôt un an que la mairie de Poitiers, la Police et les commerçants veulent se débarrasser des mal-logés, des punks-à-chiens, ou autres zonards du centre-ville : nouvelle image à assumer avec la mise en place de Cœur-d’agglo. Contrôles d’identité intempestifs, harcèlements, insultes, placements direct des chiens à la SPA, PV à la pelle pour ivresse sur la voie publique. Mais faut croire que ça ne suffit pas. Alors afin de mener à bien cette opération de nettoyage, Mairie, Police et commerçants se concertent et organisent des réunions afin d’y remédier…

Aubade blues administratif

En mars dernier, le tribunal administratif a annulé les licenciements de 8 ex-salariées de l’usine Aubade de Saint-Savin (Vienne). Il a pris a contre-pied la décision des prud’hommes qui avait avalisé les licenciements, estimant que le groupe suisse Calida, propriétaire d’Aubade, avait largement les moyens économiques et financiers pour garder les emplois.

Rebelote à [Arféo]-Buroform?

Après des menaces de licenciements  courant 2010, l’usine Buroform avait trouvé un repreneur au printemps 2011 : le groupe Arféo. Début octobre 2012, 80% des 107 salariés de l’usine de fabrique de mobiliers bureautiques installée à Valdivienne (plus précisément à Morthemer) avaient débrayé pendant une petite heure en solidarité avec les collègues de Mayenne qui sont menacés de cessation de paiement. Cette menace est devenue une réalité maintenant vu que les deux sociétés du Maine-et-Loire et de Mayenne sont en redressement judiciaire. Du  coup, les salariés de Valdivienne ont la peur au ventre, seront-ils les prochains ?

Misère de l’amiante

Un bien “macabre” procès au Palais de Justice de Poitiers eu lieu contre 22 des quelques 900 anciens salariés des ACRP (Ateliers et Chantiers navals de La Rochelle-Pallice) en Charente-Maritime. La justice leur réclame les indemnités (8.000 euros) qu’ils avaient reçu du conseil des prud’hommes comme préjudice à cause de l’amiante. Rappelons qu’il y a déjà eu 37 décès chez les anciens ouvriers des chantiers et 32 sont en maladie professionnelle… En réaction, les salariés ont décidé de réclamer près de 10.000 euros à la Cour. En fin de compte, le 24 octobre dernier, la justice a décidé qu’ils ne gagneraient pas de thunes en plus, mais qu’ils garderaient leurs indemnités tout de même. Bonne nouvelle…

Lutte des prisonniers basques de Vivonne

Une manifestation de soutien aux prisonniers politiques basques de l’ETA a été organisée par le mouvement Herrira devant la prison de Vivonne, qui en compte quatre : deux femmes et deux hommes. Herrira demande une amélioration des conditions de prisonniers et le rapprochement au pays. De plus, on a appris que la militante de l’ETA Saioa Sanchez Iturregui soupçonnée d’être impliquée dans l’assassinat des deux gardes civils à Capbreton en 2007, sera jugée par une cour spéciale en avril 2013 prochain à Paris. Ensuite, elle sera remise à la justice espagnole…

La nostalgie, camarade

Le 20 octobre une soixantaine de militants du Bloc Identitaire (groupe d’extrême droite) a occupé pendant quelques heures le chantier de la future grande mosquée de la ville de Poitiers. Tintamarre médiatique assuré, joli coup d’éclat spectaculaire. Notons par ailleurs l’hypocrisie des médias feignant étonnement et stupeur alors même que l’action des identitaires était connue et suivie par ces mêmes médias (présence des cameras de BFM TV).Tollé général, du préfet Yves Dassonville jusqu’aux représentants des cultes. En réaction une coordination de « front unitaire antifasciste » de jeunes militants de gauche et d’extrême gauche (des jeunes socialistes aux syndicalistes de la CNT) ont organisé une manifestation, dans le quartier populaire des Courronneries, qui a réuni près de 300 personnes.On notera par ailleurs la réflexion des journalistes de la Nouvelle République, des politiques locaux et des services de renseignements qui satisfaits d’apprendre qu’il y a très peu de poitevins au sein du Bloc identitaire, ont fait un parallèle de l’action des identitaires à celle de la manifestation anti-carcérale du 10 octobre 2009. Bref, cibler la mosquée de Poitiers n’était pas anodin : il s’agissait d’abord de ressouder un groupe politique en proie à des divisions internes. Ensuite, il s’agissait de faire peur à la population, de distiller un discours raciste en divisant les prolétaires et de trouver des boucs-émissaires à la crise capitaliste : ici ce sont les musulmans, mais parfois c’est les bénéficiaires des minimas sociaux , les banlieusards, les chômeurs, des travailleurs qui luttent, les Rroms… De plus, il y a la nostalgie historiciste : célébrer la victoire de Charles Martel sur les troupes d’Abd er-Rahman en 732. Nous n’allons pas rentrer dans de grandes considérations historiques, mais ces identitaires devraient faire un peu d’histoire : Charles Martel, malheureusement pour eux, n’était pas un fervent patriote (guerre contre Eudes, le Duc d’Aquitaine) et encore moins un défenseur de l’occident chrétien mais bel et bien un chef militaire assoiffé de pouvoir et obsédé d’installer sa lignée future en puissance : la dynastie carolingienne.


De Fukushima à Valognes

Posted: janvier 21st, 2012 | Author: | Filed under: Alentours, Ecologie - nucléaire - alternatives, Environnement et écologie | 10 Comments »

Avec la catastrophe de Fukushima, il a sauté aux yeux qu’après des années d’enlisement électoraliste et de mainmise bureaucratique et politicienne d’une bonne partie du mouvement antinucléaire ce dernier n’était plus en mesure de répondre à l’arrogance et à la désinformation des lobbies du nucléaire. L’exigence d’arrêt immédiat s’est vu opposer des scénarios de décision immédiate d’arrêt dans dix, vingt, trente ou quarante ans ayant comme seul point commun de vouloir sauver par tous les moyens le système économique et social qui est précisément à l’origine du développement du nucléaire. Autrement dit, arrêter le nucléaire, oui, mais en sauvant ceux qui ont tant investi dedans et à qui il faut laisser le temps d’engranger les bénéfices prévus et de se reconvertir, tels de bons capitaines d’industrie. Les récentes palinodies qui ont parsemé les tractations entre le PS et EELV ne sont que la lamentable illustration et l’aboutissement d’une longue suite de renoncements, ainsi de la montée d’apparatchiks aux dents qui rayent le plancher et dont l’unique souci est de bénéficier de places électives.

Le 15 octobre dernier, dans plusieurs villes de France, se déroulèrent des manifestations qui, pour la plupart, réunirent peu de personnes. Sauf à Rennes, où 20 000 manifestants crièrent leur détermination à en finir avec le nucléaire. Le succès rennais  était dû à la proximité de plusieurs luttes régionales (aéroport de Notre-Dame-des-Landes, lignes THT…), à une « tradition » de luttes antinucléaires fortes en Bretagne, mais aussi au fait que le collectif qui organisait le rendez-vous n’était pas structuré seulement par les écolos de gouvernement ou par le réseau Sortir du nucléaire bureaucratisé, mais aussi par une forte présence de collectifs autonomes, de dissidents de ce réseau et de libertaires. Les 2 000 personnes qui se sont regroupés au sein de la manifestation en un cortège anticapitaliste pour l’arrêt immédiat du nucléaire ont démontré qu’il était peut-être en train de se passer quelque chose, d’autant que s’est griffée immédiatement après l’initiative du camp de Valognes pour bloquer le train de déchets nucléaires en marche vers l’Allemagne. Le succès de l’appel a été immédiat, et de nombreux collectifs et individus se sont sentis concernés. L’appel affirmait avec force quelques évidences : « La nécessité de nous opposer au nucléaire ne signifie pas qu’il faille lui opposer les “énergies alternatives”, sous peine de nous retrouver aux côtés des nouvelles mafias industrielles qui exproprient les paysans des Pouilles et bientôt du Maghreb pour y construire leurs absurdes centrales solaires, et pour finir aux côtés du CEA devenu entre-temps Commissariat aux Energies Alternatives. La ligne de partage n’est pas entre le nucléaire et les énergies alternatives, mais entre une production d’énergie centralisée, commerciale et gérée par en haut, et une production décentralisée, contrôlée localement et renouvelable ; une production en contact direct avec les besoins qu’elle doit satisfaire… » ; « L’hypothèse qu’il suffirait de “faire de l’information” et de faire pression sur les élus, qui ne seraient pas assez au fait de la menace nucléaire, a été battue en brèche par Fukushima : tout le monde sait désormais. Des sondages veulent bien admettre que 60 % de la population française ne veut plus du nucléaire, et pourtant rien ne change. C’est donc que le problème nucléaire en France n’est pas une question technique d’argumentation rationnelle et de transparence de l’information, mais une question politique de rapport de forces. »
Restait à renforcer l’idée que tenter de bloquer le train et organiser un camp pendant trois jours ne consistait pas à faire un coup d’éclat médiatique et spectaculaire, mais à commencer à mettre en place des perspectives avec l’objectif de reconstruire un mouvement. Et finalement, on peut affirmer que ce fut un succès. Plus de 500 personnes participant à la fois à l’autogestion du camp, aux assemblées générales, au blocage, une participation souvent élargie à des locaux et souvent composée de représentants d’autres luttes (No Tav, Bure, NDDL), en pleine semaine fin novembre dans le Cotentin, cela vaut largement le même nombre à Toulouse ou à Bordeaux un week-end, en plein soleil, dans une manif plan-plan adoubée par le réseau pour un avenir (lointain) sans nucléaire ou par les Verts !
Les tentatives pour dénigrer l’initiative ne manquèrent pourtant pas. Greenpeace et les Verts, qui avaient soutenu officiellement le projet au début (ils ne pouvaient faire autrement !), convoquèrent en définitive à un rassemblement « pacifique » (squelettique, 80 personnes !) loin du camp, histoire de se dissocier d’un « rassemblement d’anarchistes voulant le désordre » ; parallèlement, ils se sont répandus en circulaires internes destinées à leurs contacts pour les dissuader de se mêler aux actions prévues. Belle façon de soutenir ! D’un côté, si tout se passe bien, on récupère des voix ; de l’autre, s’il y a des incidents, on évite d’en perdre.

Il s’agissait, à Valognes, de montrer qu’il était possible de s’approprier un lieu et une lutte, d’y pratiquer une action directe collective rompant avec celles de petits groupes de spécialistes non-violents, comme Greenpeace souhaite en avoir le monopole. Il s’agissait enfin de clairement dénoncer la société qui fabrique le nucléaire et d’en expliciter les raisons. La lutte antinucléaire sera de moins en moins spécifique, et elle ne devra être qu’une composante d’un vaste mouvement de sape contre l’ordre capitaliste qui nous domine sur tous les terrains.


A propos de la tempête de Xynthia et sa gestion par L’Etat

Posted: février 15th, 2011 | Author: | Filed under: Alentours | No Comments »

1
Une tempête nommé Xynthia frappe plusieurs pays, surtout les pays d’Europe de la cote atlantique. La France est la plus touchée avec ses 53 victimes. Destruction de quartiers entiers, villages sinistrés, équipements publics ou privés endommagés etc… Suivi d’une détresse, de la peur, et d’une consternation. Les médias couvrent l’événement donc tout le monde en parle. Plusieurs départements sont touchés, mais c’est surtout la Vendée et la Charente-Maritime qui sont touchées. L’État d’urgence est décrété !
2
L’État fait de la communication, gère émotionnellement : les autorités se déplacent comme la présidente de région en Poitou-Charentes, ou bien le président de la république en personne. Ils réagissent..Ils sont sur place. Ils soutiennent les sinistrés. Ils font des promesses. Larmes de crocodiles.
3
L’état étant l’essence même de la sécurisation des biens s’active et pour cause : La tempête profita a quelques trainards du samedi soir de s’adonner aux joyeusetés des pillages de magasins de commerces du port de la Rochelle : tabacs, bouteilles d’alcool, vêtements, friandises et autres marchandises. Résultat des CRS bloquent sont postés a plusieurs endroits de la ville mais surtout là ou les pillages ont eu lieu : centre ville bourgeois.
4
La richesse du Poitou-Charentes provient essentiellement de ses cotes donc du département de Charente- maritimes, et de la spéculation financière dans le domaine de l’immobilier sur les zones côtières ( ile de ré etc….) , mais pas seulement , depuis quelques années dans les terres: Poitiers et Angoulême par exemple.
5
« L’état ne peut pas tout » est l’adage que partagerait Philippe Berre et Lionel Jospin, les boursicotages financiers de la bourgeoisie locale. Ces derniers n’ont pas la même perception des marges de manœuvres d’un État. Comme de nombreux camarades communistes libertaires/anarchistes par ailleurs.
6
Des autorités  locales sont mise en cause, comme en Vendée ou l’ on parle de conflits d’intérêts financiers, politiques et de népotismes. De digues pas rénovées depuis plus d’un siècle et demi, de l’hypertrophie des permis de construire en des zones à risques, c’est-à-dire inondables alors même bien qu’une instance décrit ces dangers a venir si rien n’est fait…Des sinistrés attendent de l’aide. Le besoin de l’état se fait attendre, on ne voit que de lui larmes de crocodiles et des militaires.
7
Charron, petit port de pêche, village des coquillages, du marais poitevin est sinistré. L’état n’est pas là, les habitants s’organisent ; un homme vient les aider, il s’agit de Phillipe Berre* surnommé l’escroc. Arrivé déguisé avec des apparats d’un homme d’état en l’occurrence celui d’un haut fonctionnaire du ministère de l’agriculture,parvient, grâce aux deniers et autres machines de l’état a dégager les voies d’accès du village, a réquisitionné du carburant , a redonner le sourire aux habitants. Il se rend utile.
Démasqué par le maire jugeant louche, la rapidité avec laquelle une administration et une bureaucratie peuvent réagir pour son patelin s’informe et le balance. Direction prison de Vivonne. Malaise au village : il a fait ce que l’état n’a pas su ou pu faire a temps…
8
Les technocrates de l’État travaillent : il font un quadrillage des zones inondables. La zone noire = plus de maison, en échange l’État offre 250.000 euros. Près de 1500 maisons ( dont 595 en Charente-Maritime) risquent d’être rayées de la carte. C’est la consternation mais surtout de la colère! Des habitants refusent ce quadrillage imposer par l’état :celui qui a travers ces instances locales a laisser-faire, laisser aller tant que le marché de l’immobilier flambait et construisait a tout va .
Curieux quadrillage lorsque l’on sait que des pans entiers de maisons sur ces communes très huppées ne seront jamais classées dans les zones noires comme sur l’ile de Ré ?
Caractère de classe : Riches, hommes politiques, stars du show bizness ont des villas qui coutent plus que le prix proposé par l’État , elles ne seront jamais en zone noir ( par exemple celle de Jospin a Ars-en-Ré ).Par contre, celles des pécheurs ou celles de la petite classe moyenne elles seront rasées.
9
Les habitants s’organisent, des collectifs contre les destructions et la préservation du pays et du patrimoine se sont crées, et manifestent : 500 personnes aux Boucholeurs, 400 a Fourras ,500 à la Faute sur Mer ( Vendée ), 400 sur le Pont qui mène sur L’ile de Ré. Un préfet s’est fait molesté lors d’une réunion d’information .Les populations réclament le droit de rester vivre (l’enracinement) et demandent a être protéger par des digues. (Biopolitique)
10
Face au mécontentement l’État recule un peu, joue le temps, le jeu de la division entre les communes et de l’expertise . Bien entendu des familles ont pris les 250.000 euros. Aujourd’hui même, rien n’est joué pour de nombreuses maisons. La vigilance continue. Même les assureurs suivent : les tarifs vont augmenter.

*Un film A l’origine (2009) retrace l’histoire de cet homme (rôle joué par l’acteur François Cluzet), qui a contribué a relancé la construction d’une portion d’autoroute dans la Sarthe, en se faisant passer pour un directeur de travaux publics. Il a ses détracteurs : celles et ceux qui l’a escroqués pour le financement, mais aussi beaucoup d’admirateur : des ouvriers ( anciens chômeurs et précaires ) le remercient car ils ont été formé grâce aux travaux sur l’autoroute ( ils ont toujours un boulot mais dans d’autres entreprises ) et aussi pour la relance d’une économie au niveau local. Ce qui crée toujours un malaise. Il est actuellement incarcéré à la prison de Vivonne.


Egalité encore… face aux ordures

Posted: février 15th, 2011 | Author: | Filed under: Alentours | No Comments »

Il n’y a pas qu’à Poitiers que les ordures posent problème. Dans 6 communautés de communes de l’Est et du Sud Vienne (88 communes et 67 000 habitants) elles sont ramassées et traitées par un syndicat interdépartemental mixte pour l’équipement rural (Simer). Rassurez-vous elle ne traite ni les panneaux Decaux détériorés, symboles de la gabegie consumériste, ni encore moins les déchets nucléaires qui s’accumulent à Civaux. De ces derniers on ne sait qu’en faire et notre député UMP Lepercq, qui préside le Simer, du haut de son immense sagesse (il est, rappelons-le, un des spécialistes des questions tibétaines à l’Assemblée nationale), se contente de voter pour le nucléaire sans se préoccuper des déchets que l’on pourra toujours stocker en haut de l’Himmalaya. Non, Lepercq est un petit spécialiste des ordures modestes, celles qui nous restent lorsque nous avons désemballé nos produits de supermarché, ou les épuchures de nos légumes. Non, pas tout à fait, pas pour tout le monde : à compter de ce 1er janvier les « déchets ménager » ne seront plus ramassés dans la moitié des cantons couverts par le Simer (pourquoi cette moitié et pas l’autre ? Mystère). Reliefs de repas, épluchures n’auront d’autres solutions que le compostage. Et tant pis pour ceux qui n’ont pas de terrain, ils pourront mettre dans leur salle de bain ou sur leur balcon (quand ils en ont un) le magnifique composteur en bois que le Simer nous propose pour une somme réduite. Un presque cadeau, se vante-t-il. Un cadeau qui vous est offert par les taulard de la prison de Saint Maur qui travaillent pour la modique somme de 1,50 euros de l’heure soit entre 200 et 250 euros par mois pour fabriquer ces composteurs qui permettrons à Lepercq de « compresser les dépenses » en ces temps de « crise » tout en faisant œuvre de bienfaisance en permettant aux délinquants de se faire un pécule. Le brave homme !

Que s’est-il passé ?  Le Simer qui perd du fric dans son activité travaux publics (branche à la limite du redressement judiciaire, au servise des rond-points et de l’aménagement « touristique des centre bourg) essaie de se rattrapper sur les ordures dont il a la charge sur une partie de son territoire de compétence. Résultat, 2008, augmentation de la redevance de 3 %. L’année suivante, date de départ du tri sélectif, augmentation des… 14 % ; 2010 + 8 %. On a oublié 2007… cette année d’élection présidentielle, pas d’augmentation.

Au premier janvier de cette année 2011 nouvelle réforme qui entre en service, la conteneurisation. On ne ramasse plus au porte à porte mais par lieu regroupant plusieurs maisons. A vous d’y acheminer vos sac. Si la jurisprudence oblige à ne pas avoir plus de 200 mètres à parcourir, dans les fait la distance peut avoisiner les 500 mètres. Ainsi personnes âgées et handicapés pourront toujours se consoler en lisant les publicités mensongères sur « le maintient à domicile ». Cette inégalité flagrante on la retrouve aussi dans la redevance. Ainsi, une personne âgée, vivant seule, consommant très peu, paye la même redevance qu’une famille aisée de trois enfants, accumulant produits de consommation divers avec ses multiples emballages !
L’aménagement de ces emplacements avec conteners va coûter au Simer 180 000 euros mais il table sur une économie en amont de 500 000 euros par an. Si on compte bien ça va donc faire un bénef net annuel 320 000 euros. Comme le simer n’est pas une entreprise destinée à faire des bénéfices on pourrait s’attendre à ce que la redevance baisse. Il n’en sera bien entendu rien.

Le résultat sera, côté personnel, un accroissement du rythme de travail, il faut ramasser toujours plus vite pour économiser. Là où il y avait deux ripeurs il n’y en aura bien vite plus qu’un seul, pour le même tonnage d’ordures collectées. Mais le personnel, le Simer s’en tape autant que de l’égalité. Il n’est qu’à écouter son vice président Gilles Bigot,  factotum de Lepercq sur ce dossier, adjoint au maire de Chauvigny et vice président de la communauté de Communes du Chauvinois, déclarer dans la NR à propos des inégalités flagrantes dans la gestion des ordures :  « La justice je ne la connais pas et elle n’existe pas ». On est prévenu.

Mais d’où viennent ces économies ? Avec les points de regroupement on économise de la distance et du temps… théoriquement. 2 900 000 euros ont été investis pour la modernisation du ramassage et de la chaîne de tri… Ce qui va entraîner la suppression de 22 emplois (dont 12 à la chaîne de tri). Mais ce n’est pas grave rétorque le Simer, ce n’étaient que des CDD ou des intérimaires… ça ne jouera pas ou presque sur les chiffres du chômage dans le département ! C’est l’essentiel. Après tout, après Aubade et Domoform le Montmorillonnais la population est habituée aux agissements des zélés zélus. Signalons quand même que les 2 900 000 euros investis représentent plus de quatre années du salaires des licenciés.

Une dernière remarque, c’est quoi cette histoire de ramassage et de tri ? Ça ne concerne pas toutes les ordures (ni le nucléaire, ni les panneaux Decaux, ni les déchets ménagers ni même les politichiens on l’a vu), mais seulement, pour la plus grande partie, les emballages des produits de consommation qui ne sont, sous couvert d’hygiène, destinés qu’à faire vendre davantage, à appâter l’œil, à faire vivre le business et la concurrence. Autrement dit nous payons pour éliminer ces emballages après les avoir payé une première fois dans les échoppes. Une double peine.