Une initiative contre la LGV et son monde (capitaliste et autoritaire)

Posted: mars 11th, 2013 | Author: | Filed under: Révoltes/grèves/luttes sociales | No Comments »

Dans la soirée du 26 novembre 2013 [il s’agissait en fait du 26 février, NDLEN], à quelques un-e-s, nous nous sommes rendu-e-s à une réunion publique organisée par RFF à Lhommaizé (86) pour affirmer notre opposition aux projets de LGV et notamment celui entre Limoges et Poitiers. Nous avons distribué un tract (dont le texte est visible ci-dessous), qui a eu l’air de faire plaisir aux personnes qui venaient assister à la réunion. Seul-e-s deux personnes, par ailleurs employé-e-s par la centrale nucléaire de Civaux (86), sont venues nous le rendre car elles n’appréciaient pas que nous mettions en lumière la logique commune au Nucléaire et au saccage des terres au nom du désir de ces gros porcs de bourges de se déplacer toujours plus vite (toutes nos excuses aux cochons). En ce qui nous concerne, notre désir serait plutôt de voir fleurir moult collectifs, comités, assemblées citoyennes ou pas et qu’on puisse se fédérer pour lutter contre l’actuelle vague d’aménagement du territoire qui nous fait face. Nous souhaitons adresser toutes nos amitiés aux copains et aux copines NO TAV du Val Susa qui se battent contre un projet de ligne TGV (TAV en italien) entre Torino et Lyon et aux camarades basques qui luttent contre un projet de LGV entre Bordeaux et l’Espagne.

COPAIN (COllectif Poitevin Pour l’Arrêt Immédiat du Nucléaire)
copain[chez]riseup[point]net

[fra] NOUS NE VOULONS PAS DU TGV, NI ICI NI AILLEURS.

Nous ne venons pas pour débattre avec RFF. Nous n’avons rien à dire à ces gens-là. Leurs réunions, enquêtes publiques et autres concertations ne sont que le vernis démocratique pour venir saccager des territoires et imposer leurs projets mortifères.

Quelle mobilité le TGV nous offre-t-il à nous qui ne pouvons pas nous l’offrir ? Souhaitons-nous seulement nous déplacer dans ces wagons où l’on crève de trouille de s’adresser la parole ? Non ce n’est pas notre idée du voyage.

On nous a tant vanté la vitesse qui soi-disant annonçait le progrès. Le progrès technique certainement, mais le progrès social certainement pas. Cette religion de l’immédiateté imprime un rythme à nos vies, nous fait courir toujours plus vite vers nulle part.

Les professionnel-le-s de la politique nous promettent que leurs foutus projets d’aménagement capitaliste du territoire créeront tout plein d’emplois toujours plus précaires et mal payés. Chouette…

Alors qu’on aimerait nous voir culpabiliser de ne pas aimer un travail qui n’a aucun sens ou de ne pas chercher en vain un emploi qui n’existe pas et dont l’économie n’a même pas besoin, nous cherchons le moyen de nous réapproprier nos existences.

Nous pensons que cette réappropriation passe par la nécessaire résistance à tous ces projets qui cherchent à nous aménager nous tout autant que nos lieux de vie.

Au Larzac, à Plogoff, et bientôt à Notre-Dame-des-Landes, l’histoire nous enseigne que face à une population déterminée, les puissant-e-s font parfois marche arrière. Comme l’a écrit Bertolt Brecht, « celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

[ita] IL TGV, NON LO VOGLIAMO, NÉ QUI NÉ ALTROVE !

Non siamo venuti qua per dibattere con RFF. Con questa gente, abbiamo proprio niente da dire. Le loro riunioni, inquieste pubbliche et altre concertazioni sono solo il vernice democratico usato per distruggere territori e imporre i loro progetti mortifieri.

Quale mobilità il TGV potrebbe offrirci, a noi che non possiamo permetterci questo lusso ? Abbiamo anzi voglia di viaggiare in queste carrozze dove si crepa di paura a l’idea di rivolgere la parole a qualcuno ? No, non è davvero la nostra idea del viaggio.

C’hanno tanto vantato la velocità come sinonimo d’annuncio del progresso ! Il progresso tecnico, sicuro, ma il progresso sociale, sicuro di no ! Questa religione dell’immediatità imprime un ritmo alle nostre vite, ci fa correre sempre più presto in direzione di nulla parte.

I professionisti della politica ci promettono che i loro pazzi progetti di pianificazione capitalistica del territorio vanno a creare quantità d’impieghi sempre più precari e sotto-pagati. Che bello…

Mentre si vorebbe vederci colpevolizzare perché non ci piace un lavoro privo di senso, o perché non cerchiamo invano un impiego inesistente e di cui l’economia ha nullo bisogno, cerchiamo il mezzo di riappropriarci le nostre vite.

Crediamo che questa riappropriazione passi per la necessaria resistenza a tutti questi progetti mirando a trasformare tanto noi stessi quanto i nostri luoghi di vita.

Nello Larzac, a Plogoff e fra poco a Notre-Dame-des-Landes, la storia c’insegna che di fronte a una gente determinata i potenti-e talvolta fanno retromarcia. Come l’ha scritto Bertolt Brecht, « quello che combatte puo perdere, ma quello che non combatte ha già perso ».

[cat] NO VOLEM TGV, NI ACÍ NI ENLLOC !

No venim per a debatre amb RFF. No tenim res a dir a eixa gent. Les seues reunions, enquestes i altres concertacions només són la coberta democràtica per a saquejar territoris i imposar els seus projectes mortífers.

Quina mobilitat ens ofereix la TGV a nosaltres que no podem pagar-la ? Volem desplaçar-nos en eixos vagons on no podem ni parlar-nos ? No, eixa no és la nostra idea de viatge.

Ens han venut que la rapidesa era el progrés. El progrés tècnic sí, però no el social. Aquesta filosofia de la immediatesa condiciona el ritme de les nostres vides, ens fa córrer sempre més ràpid cap a ninguna part.

Els professionals de la política ens prometen que els seus fotuts projectes d’ordenació capitalista del territori crearan llocs de treball, cada vegada més precaris i mal pagats. Perfecte…

Encara que voldríem sentir-nos culpables per no voler un treball que no té cap sentit, o per no buscar-ne un en va, que no existeix i que, a més, l’economia no necessita, nosaltres busquem el mitjà de reapropiar-nos de la nostra existència.

Pensem que aquesta reapropiació passa per la necessària resistència a tots eixos projectes que busquen ordenar-nos tant com els espais on vivim.

Com a Larzac, Plogoff, i prompte a Notre-Dame-des-Landes, la història ens mostra que front a un poble determinat, els poderosos, de vegades, es tiren enrere. Com Bertolt Brecht va escriure, “qui lluita pot perdre, qui no lluita ja ha perdut”.

[esp] NO QUEREMOS TGV, ¡NI AQUÍ NI EN NINGUNA PARTE !

No venimos para debatir con RFF. No tenemos nada que decir a esa gente. Sus reuniones, sondeos, y otras concertaciones son solo una tapadera democrática para saquear territorios e imponer sus proyectos mortíferos. ¿Qué movilidad nos ofrece la TGV a nosotros que no podemos pagarla ? ¿Queremos desplazarnos en esos vagones dónde no podemos ni hablarnos ? No, esa no es nuestra idea de viaje.

Nos han vendido que la rapidez era el progreso. El progreso técnico sí, pero no el social. Esta filosofía de la inmediatez condiciona nuestro ritmo de vida, nos hace correr siempre más rápido para ir a ninguna parte.

Los profesionales de la política nos prometen que sus jodidos proyectos de ordenación capitalista del territorio crearán lugares de trabajo, cada vez más precarios y mal pagados. Muy bonito…

Aunque querríamos sentirnos culpables por no querer un trabajo que no tiene sentido, o por no buscar uno en vano, que no existe y que además la economía no necesita, nosotros buscamos el medio de reapropiarnos de nuestra existencia.

Pensamos que esta reapropiación pasa por la necesaria resistencia a todos esos proyectos que buscan ordenarnos tanto como los espacios dónde vivimos.

Como en Larzac, Plogoff, y pronto en Notre-Dame-des-Landes, la historia nos demuestra que ante un pueblo determinado, los poderosos, a veces, se echan hacia atrás. Como Bertolt Brecht escribió, “quien lucha puede perder, quien no lucha ya ha perdido”.

[eng] WE DON’T WANT THE TGV, NEITHER HERE NOR ANYWHERE ELSE.

We are not here to debate with RFF. We have nothing to say to those people. Their meetings, public inquiries and consultations are nothing else but the democratic illusion which helps them destroy territories and impose their deadly projects.

What mobility does the TGV offer to people like us who can’t afford it ? Besides, do we really want to be moved by those trains where people are terrified of adressing each other ? No, that’s not how we travel.

We have been told a lot that speed was announcing progress. Technical progress maybe, but not social progress. That religion of immediacy imposes its mark over our lives, and makes us run faster and faster towards nowhere.

The politicians promise us that their shitty projects of capitalistic spatial planning will create a lot of jobs, which are bound to be more precarious and badly paid. Yummy…

They’d like us to feel guilty about not loving our senseless jobs or about not looking for a job which doesn’t exist and which the economy doesn’t need. Yet we are looking for the means to reacquire control over our own lives.

We think that this reappropriation goes through a necessary resistance to all those projects which tend to lay us out as well as our living places.

In Larzac, in Plogoff, and soon in Notre-Dame-des-Landes, history teaches us that when the rulers face a resolute people, they sometimes step back. Bertolt Brecht once wrote, ’He who fights may lose. He who doesn’t fight has already lost’.

source : Indymedia Grenbole
11 mars 2013


Le recrutement de la gendarmerie attaqué à Poitiers

Posted: mars 6th, 2013 | Author: | Filed under: Révoltes/grèves/luttes sociales | No Comments »

POITIERS, Vienne, France (Fox News) – Vendredi 1er mars 2013, le bureau poitevin de recrutement de la gendarmerie nationale a subi une attaque d’une violence sans précédent. Aux alentours de 18h30, une dizaine d’individus appartenant vraisemblablement à un groupe paramilitaire d’obédience narco-autonome et éco-djihadiste a sauvagement ravagé la vitrine de celui-ci à coups de colle et de bandes de cellulose arborant des messages crypto-terroristes. Selon les services de renseignement, le commando aurait agi en lien avec les dangereux squatteurs de Notre-Dame-des-Landes. De plus, notre envoyé spécial, présent sur le terrain, a pu constater des modes opératoires similaires à ceux employés par les déboulonneurs de pylônes. Les vandales ont quitté la zone bien avant que les forces de sécurité ne déclenchent le plan Épervier (mobilisant toutes les unités disponibles) qui a tout de même permis d’interpeller un individu à l’apparence fort peu honnête. Contacté par notre reporter, Médor, un agent chevronné de la brigade des stups nous confiait, juste après l’opération, être persuadé de l’innocence du suspect, qui a été finalement relâché.

Cet événement jette un froid dans une ville déjà meurtrie à de nombreuses reprises par de lâches attentats. Poitiers, pourtant, semblait presque paisible. En effet, ses valeureux justiciers en bleu foncé s’étaient attelés à étouffer toute menace terroriste. Reste à espérer que cet acte isolé n’en appelle pas d’autres…

source : Indymedia Grenoble
5 mars 2013