A propos de la tempête de Xynthia et sa gestion par L’Etat

Posted: février 15th, 2011 | Author: | Filed under: Alentours | No Comments »

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Une tempête nommé Xynthia frappe plusieurs pays, surtout les pays d’Europe de la cote atlantique. La France est la plus touchée avec ses 53 victimes. Destruction de quartiers entiers, villages sinistrés, équipements publics ou privés endommagés etc… Suivi d’une détresse, de la peur, et d’une consternation. Les médias couvrent l’événement donc tout le monde en parle. Plusieurs départements sont touchés, mais c’est surtout la Vendée et la Charente-Maritime qui sont touchées. L’État d’urgence est décrété !
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L’État fait de la communication, gère émotionnellement : les autorités se déplacent comme la présidente de région en Poitou-Charentes, ou bien le président de la république en personne. Ils réagissent..Ils sont sur place. Ils soutiennent les sinistrés. Ils font des promesses. Larmes de crocodiles.
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L’état étant l’essence même de la sécurisation des biens s’active et pour cause : La tempête profita a quelques trainards du samedi soir de s’adonner aux joyeusetés des pillages de magasins de commerces du port de la Rochelle : tabacs, bouteilles d’alcool, vêtements, friandises et autres marchandises. Résultat des CRS bloquent sont postés a plusieurs endroits de la ville mais surtout là ou les pillages ont eu lieu : centre ville bourgeois.
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La richesse du Poitou-Charentes provient essentiellement de ses cotes donc du département de Charente- maritimes, et de la spéculation financière dans le domaine de l’immobilier sur les zones côtières ( ile de ré etc….) , mais pas seulement , depuis quelques années dans les terres: Poitiers et Angoulême par exemple.
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« L’état ne peut pas tout » est l’adage que partagerait Philippe Berre et Lionel Jospin, les boursicotages financiers de la bourgeoisie locale. Ces derniers n’ont pas la même perception des marges de manœuvres d’un État. Comme de nombreux camarades communistes libertaires/anarchistes par ailleurs.
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Des autorités  locales sont mise en cause, comme en Vendée ou l’ on parle de conflits d’intérêts financiers, politiques et de népotismes. De digues pas rénovées depuis plus d’un siècle et demi, de l’hypertrophie des permis de construire en des zones à risques, c’est-à-dire inondables alors même bien qu’une instance décrit ces dangers a venir si rien n’est fait…Des sinistrés attendent de l’aide. Le besoin de l’état se fait attendre, on ne voit que de lui larmes de crocodiles et des militaires.
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Charron, petit port de pêche, village des coquillages, du marais poitevin est sinistré. L’état n’est pas là, les habitants s’organisent ; un homme vient les aider, il s’agit de Phillipe Berre* surnommé l’escroc. Arrivé déguisé avec des apparats d’un homme d’état en l’occurrence celui d’un haut fonctionnaire du ministère de l’agriculture,parvient, grâce aux deniers et autres machines de l’état a dégager les voies d’accès du village, a réquisitionné du carburant , a redonner le sourire aux habitants. Il se rend utile.
Démasqué par le maire jugeant louche, la rapidité avec laquelle une administration et une bureaucratie peuvent réagir pour son patelin s’informe et le balance. Direction prison de Vivonne. Malaise au village : il a fait ce que l’état n’a pas su ou pu faire a temps…
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Les technocrates de l’État travaillent : il font un quadrillage des zones inondables. La zone noire = plus de maison, en échange l’État offre 250.000 euros. Près de 1500 maisons ( dont 595 en Charente-Maritime) risquent d’être rayées de la carte. C’est la consternation mais surtout de la colère! Des habitants refusent ce quadrillage imposer par l’état :celui qui a travers ces instances locales a laisser-faire, laisser aller tant que le marché de l’immobilier flambait et construisait a tout va .
Curieux quadrillage lorsque l’on sait que des pans entiers de maisons sur ces communes très huppées ne seront jamais classées dans les zones noires comme sur l’ile de Ré ?
Caractère de classe : Riches, hommes politiques, stars du show bizness ont des villas qui coutent plus que le prix proposé par l’État , elles ne seront jamais en zone noir ( par exemple celle de Jospin a Ars-en-Ré ).Par contre, celles des pécheurs ou celles de la petite classe moyenne elles seront rasées.
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Les habitants s’organisent, des collectifs contre les destructions et la préservation du pays et du patrimoine se sont crées, et manifestent : 500 personnes aux Boucholeurs, 400 a Fourras ,500 à la Faute sur Mer ( Vendée ), 400 sur le Pont qui mène sur L’ile de Ré. Un préfet s’est fait molesté lors d’une réunion d’information .Les populations réclament le droit de rester vivre (l’enracinement) et demandent a être protéger par des digues. (Biopolitique)
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Face au mécontentement l’État recule un peu, joue le temps, le jeu de la division entre les communes et de l’expertise . Bien entendu des familles ont pris les 250.000 euros. Aujourd’hui même, rien n’est joué pour de nombreuses maisons. La vigilance continue. Même les assureurs suivent : les tarifs vont augmenter.

*Un film A l’origine (2009) retrace l’histoire de cet homme (rôle joué par l’acteur François Cluzet), qui a contribué a relancé la construction d’une portion d’autoroute dans la Sarthe, en se faisant passer pour un directeur de travaux publics. Il a ses détracteurs : celles et ceux qui l’a escroqués pour le financement, mais aussi beaucoup d’admirateur : des ouvriers ( anciens chômeurs et précaires ) le remercient car ils ont été formé grâce aux travaux sur l’autoroute ( ils ont toujours un boulot mais dans d’autres entreprises ) et aussi pour la relance d’une économie au niveau local. Ce qui crée toujours un malaise. Il est actuellement incarcéré à la prison de Vivonne.



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